【翻訳】マスネ&シルヴェストル《四月の詩》

菊坂 高踏

Henri Fantin-Latour, Fleurs de printemps (détail).

訳者まえがき

優れた詩が、歌曲の詞としても優れているとはかぎらない。例えばマラルメの詩が世紀の傑作であることは誰の目にも明らかであるが、絶対的な美を湛える彼の詩にとっては、ラヴェルの旋律さえ余計な異物である。他方、マラルメと比べれば明らかに見劣りする二流詩人が、歴史に残る名歌曲を生み出した例は枚挙に暇がない。

アルマン・シルヴェストルは、文学史の代わりに音楽史にその名を刻んだ詩人である。機知に富む彼の詩句は、まさに« galant »(女におもねる、色情の、洒脱な)というべき代物である。しかし彼の詩が、傑作を凡作と分かつあの神秘を宿すことは遂になかった。この二流詩人の作品に詩神ミューズの息吹を吹き込んだのは、マスネやフォーレといった音楽家たちであった。とりわけマスネは、シルヴェストルの詩を多く取り上げ、数多くの歌曲を生み出した。この音楽家もまた、シルヴェストル同様、甘美で優雅な美を、崇高の対義語としての美を好んだ。おそらくマスネは、この詩人のうちに、おのれの魂に流れるのと同じ通奏低音を聞き取っていたに違いない。

《四月の詩》は、若きマスネがこの詩人と出会ったのち、初めて彼の詩に基づき制作した歌曲である。彫琢を凝らしたというよりは、さらりと書き上げられたという印象を抱かせるこの流麗な音楽は、音楽史上の記念碑にはなるべくもなかった。しかし甘く気障で若々しいこの歌曲は、独特の、どこか儚い魅力を湛えているように思われる。

1. 序曲 Prélude

Une rose frileuse, au cœur noyé de pluie,
Sur un rameau tremblant vient de s’épanouir,
Et je me sens repris de la douce folie
De faire des chansons et de me souvenir.

心まで雨に濡れた、寒がりの薔薇が一輪、
揺れる小枝にまもなく花開こうとしている。
僕は、自分が甘い狂気に再び陥っているのに気がつく、
歌を紡ぎ、回想に耽るという甘い狂気に。

Les amours trépassés qui dormaient dans mon âme,
Doux Lazare sur qui j’ai tant versé de pleurs,
Soulèvent, en riant, leur suaire de fleurs,
Et demandent le nom de ma nouvelle dame.

僕の魂に眠っていた、既に息絶えた愛、
僕の涙をたくさん浴びてきた優しいラザロが、
笑いながら花の骸布を持ち上げ、
今の伴侶は誰かと尋ねる。

Ma Mignonne aux yeux bleus, mets ta robe et fuyons,
Sous les bois remplis d’ombre et de mélancolie,
Chercher le doux remède à la douce folie.
— Le soleil m’a blessé de ses premiers rayons !

青い目をした、僕のいとしい人よ、ドレスを着たまえ、そしてともに逃げ去ろう、
影と憂鬱に満ちた森の中へ、
甘い狂気に効く甘い薬を求めて。
――太陽が放った夜明けの光が僕を傷つけた!

2. 朝のソネ Sonnet matinal

Les étoiles effarouchées
Viennent de s’envoler des cieux :
J’en sais deux qui se sont cachées,
Mignonne, dans vos jolis yeux,

怯えた星々が、
たった今空から消え去った。
まだ2つの星が隠れているのを僕は知っています、
いとしい人よ、あなたのかわいい両眼に、

À l’ombre de vos cils soyeux
Et sous vos paupières penchées :
Attendez ! — mes baisers joyeux
Les auront bientôt dénichées !

絹糸のようなあなたの睫毛の陰に、
あなたの閉じたまぶたの下に。
待っていてください!――歓喜に満ちた僕の接吻が、
まもなくその星々を飛び立たせてやりますから!

Vous feignez de dormir encor :
Éveillez-vous, mon doux trésor !
L’aube pleure sous les feuillées,

あなたはまだ寝たふりをしている。
起きてください、僕の甘美な宝物よ!
木々の葉叢の陰で曙が泣き、

Le ciel désert est plein d’ennui.
— Ouvrez les yeux et rendez-lui
Les deux étoiles envolées !

閑散とした空は倦怠に満ちている。
――目を開けて、空に返してやりなさい、
いなくなった2つの星を!

3. ごらん、大きな百合が Voici que les grands lis

Voici que les grands lis ont vêtu leur blancheur :
Sur les gazons tremblants l’aube étend sa fraîcheur.
— C’est le printemps ! c’est le matin ! Double jeunesse !

ごらん、大きな百合が白を身に纏っている。
震える芝に曙が自らの瑞々しさを広げる。
――春が来た! 朝が来た! 二重の青春!

Ma mie, en s’éveillant, m’a dit : « Le beau soleil !
« Le temps est donc venu que tout charme renaisse.
« Partout des chants ! Partout des fleurs ! Double réveil ! »

僕のいとしい人は、目を覚ますと、僕にこう言った。「綺麗な太陽!
あらゆる魅惑が再び生まれるときが遂に来たのね。
歌に満ち! 花に満ち! 二重の目覚め!」

Mais la tiédeur de l’air la rendant moins farouche,
Je me penchai vers elle et je posai ma bouche
Sur son front et sur ses cheveux, double trésor !

しかし大気の温もりが彼女の自制心を緩めると、
僕は彼女の方に身を傾げ、唇を
彼女の額へと、そして髪へと運んだ。2つの宝物!

4. 笑うでしょうか Riez-vous

Riez-vous ? Ne riez-vous pas ?
Quand vous l’avez dit tout à l’heure,
Ce mot ! Vous l’avez dit si bas !...
Je n’ai pas compris, mais je pleure.
— Riez-vous ? Ne riez-vous pas ?

あなたは笑うでしょうか、笑わないでしょうか。
たった今あなたが言った
あのひとこと! とても小さな声で言ったあのひとこと!……
僕は理解できませんでした。でも涙が出ました。
――あなたは笑うでしょうか、笑わないでしょうか。

Pitié ! votre bouche m’effleure.
Ce bruit ! Vous l’avez fait si bas !...
Si c’est un baiser, que je meure !
— Riez-vous ? Ne riez-vous pas ?

どうかお許しを! あなたの唇が僕に触れる。
あの音! あなたの唇が立てた小さな音!……
あれが本当に接吻なら、僕はもうこの世に未練はありません!
――あなたは笑うでしょうか、笑わないでしょうか。

Si c’est un baiser, que je meure !
Sur mon cou je sens votre bras...
Vous m’avez baisé tout à l’heure !
Je n’ose y croire, mais je pleure.
— Riez-vous ? Ne riez-vous pas !

あれが本当に接吻なら、僕はもうこの世に未練はありません!
僕は首に、あなたの腕を感じます……
たった今あなたは僕に口づけしたのです!
とても信じられませんが、涙が溢れてきます。
――あなたは笑うでしょうか、笑わないでしょうか!

5. あなたは明日愛するでしょう Vous aimerez demain

Le doux printemps a bu, dans le creux de sa main,
Le premier pleur qu’au bois laissa tomber l’aurore ;
Vous aimerez demain, vous qui n’aimiez encore,
Et vous qui n’aimiez plus, vous aimerez demain !
— Le doux printemps a bu dans le creux de sa main.

甘い春は飲んだ、彼女の手の窪みで、
曙光が木々に落とさせた最初の涙を。
あなたは明日愛するでしょう、まだ愛していなかったあなたは。
そしてもはや愛していなかったあなたは、明日愛するでしょう!
――甘い春は彼女の手の窪みで飲んだ。

Le printemps a cueilli, dans l’air, des fils de soie
Pour lier sa chaussure et courir par les bois ;
Vous aimerez demain pour la première fois,
Vous qui ne saviez pas cette immmortelle joie !
— Le printemps a cueilli, dans l’air, des fils de soie.

春は大気のなかで、絹糸を摘んだ、
靴を締め、森を駆け巡るために。
あなたは明日初めて愛するでしょう、
この不滅の喜びをこれまで知らなかったあなたは!
――春は大気のなかで絹糸を摘んだ。

Le printemps a jeté des fleurs sur le chemin
Que Mignonne remplit de son rire sonore ;
Vous aimerez demain, vous qui n’aimiez encore,
Et vous qui n’aimiez plus, vous aimerez demain !
— Le printemps a jeté des fleurs sur le chemin.

春は道に花を撒いた、
いとしい人が笑顔を鳴り響かせる道に。
あなたは明日愛するでしょう、まだ愛していなかったあなたは。
そしてもはや愛していなかったあなたは、明日愛するでしょう!
――春は道に花を撒いた。

6. なんと短いのでしょう Que l’heure est donc brève

Que l’heure est donc brève,
Qu’on passe en aimant !
C’est moins qu’un moment,
Un peu plus qu’un rêve.

なんと短いのでしょう、
愛しながら過ごす時間は!
それは一瞬より短く、
夢よりほんの少し長い。

Le temps nous enlève
Notre enchantement.
Que l’heure est donc brève,
Qu’on passe en aimant !

時は僕らから奪い去る、
僕らに掛かった魔法を。
なんと短いのでしょう、
愛しながら過ごす時間は!

Sous le flot dormant
Soupirait la grève ;
M’aimas-tu vraiment ?
Fût-ce seulement
Un peu plus qu’un rêve ?...
— Que l’heure est donc brève
Qu’on passe en aimant !

静謐な満ち潮に覆われ、
砂浜が溜息をついていた。
本当に君は僕を愛したのだろうか。
あれはただの
夢と大差なかったのではないか……
――なんと短いのでしょう、
愛しながら過ごす時間は!

7. 泉に Sur la source

Sur la source elle se pencha :
La source doubla son image,
Et ce fut un charmant mirage
Qu’un peu de vent effaroucha.

彼女は泉に屈み込んだ。
泉は彼女の姿を二重にした。
それは、微かな風にも怯える
魅惑的な幻影であった。

Sous les grands bois elle chanta :
L’oiseau doubla son chant sauvage,
Et ce fut un charmant ramage
Que le vent lointain emporta.

高い木々に覆われて彼女は歌った。
鳥は彼女の天真爛漫な歌を二重にした。
それは、遠くから吹く風が運んでくる
魅惑的なさえずりであった。

Quand j’effleurai son doux visage,
Sa bouche ma bouche doubla...
Le vent peut balayer la plage,
Mignonne, que me fait l’orage ?
— Ton baiser reste toujours là !

僕が彼女の柔らかな顔を触ったとき、
彼女の唇と僕の唇が二重になった……
風は浜辺を吹き抜けてゆくが、
いとしい人よ、嵐が来ようと僕は構うまい、
――君の口づけはいつまでも消えない!

8. さようなら(哀歌)Adieu (Complainte)

Nous nous sommes aimés trois jours ;
Trois jours elle me fut fidèle.
— Trois jours ! — La constance éternelle
Et les éternelles amours !

僕たちは3日間愛し合った。
3日間彼女は僕に尽くしてくれた。
――3日間!――永遠に揺るがぬ仲、
そして永遠の愛!

Je pars ! Adieu, ma chère âme,
Garde bien mon souvenir !
— Quoi ! sitôt partir, ma Dame !
Ne devez-vous revenir ?

私はもう行きます! さようなら、いとしい人よ、
私のことを忘れないでくださいね!
――何ですと! もう行ってしまわれるのですか!
戻ってくることはないのでしょうか。

— Si — je reviendrai peut-être...
Si — bien sûr je reviendrai...
Va m’attendre à la fenêtre ;
De plus loin te reverrai.

――いいえ――たぶん戻ってくると思います……
そう――きっと戻ってきます……
窓のところへ行って待っていてください。
はるか彼方からあなたに会いに来ます。

J’attendis à la fenêtre
Le retour tant espéré,
Mais, ni bien sûr, ni peut-être,
Ni jamais la reverrai !

僕は窓で待った、
期待してやまない再会を。
しかし、きっとではなく、たぶんでもなく、
もう決して彼女に会うことはなかった!

Bien fol qui croit quand sa Dame
Lui jure de revenir.
Je meurs ! — Adieu, ma chère âme !
J’ai gardé ton souvenir.

愛する女と結んだ再開の約束を
鵜呑みにするとは、馬鹿にも程がある。
もう僕は死ぬよ!――さようなら、いとしい人よ!
僕は君のことを忘れなかったよ。

テクストの校訂にあたっては、詩集(下記1-3)と楽譜(4)をともに参照した。原則として前者を底本としたが、詩集と楽譜で詩句に異同がある場合、楽譜に従った。なお詩句の体裁や句読点の打ち方に関しては、詩集に倣った。
1. Armand Silvestre, Les amours, dans Poésies : 1866-1872, Paris, Charpentier, 1875.
2. Id., Rimes neuves et vieilles, dans Poésies de Armand Silvestre : 1866-1872, Paris, A. Lemerre, 1892, p. 67 (« Sur la source »).
3. Id., Rimes neuves et vieilles, Paris, E. Dentu, 1866, pp. 76-77 (« Adieu (Complainte) », str. 2-5).
4. Jules Massenet, Poème d’avril, Paris, G. Hartmann, 1868.

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